protection de la tête

Les Equipements de Protection Individuel de la tête

L

e nombre d’accidents de travail avec arrêts du fait d’un traumatisme à la tète représente 4% du total et 10% des décès. (Source : Caisse Nationale d’Assurance Maladie – Année 2002) Il s’agit donc d’un risque de fréquence mortelle élevée, qui doit être bien pris en compte par des équipements de protection individuelle appropriés à l’activité concernée d’ou l’importance de bénéficier d’une bonne protection de la tête. Par EPI de la tête, on entend les casques, casquettes, et les cagoules. Les cagoules font l’objet de notre dossier concernant la protection respiratoire.

Les risques encourus pour la tête :

  • Chute d’objet
  • Heurt, choc (moins spectaculaire que la chute d’objets mais plus fréquent)
  • Thermique (chaleur et froid)
  • Les intempéries et les poussières
  • Electrique
  • Projection de liquides ou d’éclats solides
Situations présentant ces risques :
  • Chantiers (BTP …)
  • Manutention mécanique de charges (industrie, logistique, ports …)
  • Galeries techniques, milieux exigus (tunnels, égouts, mines et carrières …)
  • Travaux extérieurs forestiers et routiers (tronçonnage, élagage, pose de canalisations …)
  • Incendie et secours (pompiers, secouristes…)
  • Installations électriques (postes de transformation, poteaux, pylônes et lignes…)
  • Circulation routière (motocyclistes,…)
  • Pratiques sportives (cyclisme, équitation, escalade, …)
  • Activités militaires et policières

Les casques

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ls sont essentiellement destinés à protéger la partie supérieure de la tête du porteur et de garantir une protection de la tête contre les chocs provoqués :

  • Par des chutes d’objets d’un niveau supérieur (principalement sur les chantiers ou lors de manutentions)
  • Par des heurts avec des installations ou sur le sol lors d’une chute de plain-pied ou lors de travaux en hauteur
  • Par des impacts avec des éclats solides ou des liquides projetés
Les casques doivent avoir un double rôle d’anti-pénétration et d’amortisseur. Un casque de sécurité se compose d’une calotte et d’une coiffe. Ces deux éléments sont complémentaires et ils nécessitent une vérification et un entretien réguliers afin de garantir une bonne protection de la tête.
La calotte, à la fois rigide, étanche et légère, est conçue pour protéger le travailleur contre la chute d’objets en faisant dévier ceux-ci.
La coiffe est aussi importante que la calotte, elle maintient la calotte au-dessus de la tête et fait office d’amortisseur. Elle maintient aussi la calotte en place sur la tête et permet à l’air de circuler librement.
Les casques peuvent aussi comporter une visière reliée au contour du visage, parfois au cou et aux épaules par une jupe étanche et souple.

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l existe des casques protégeant contre les risques mécaniques (chocs, chutes d’objets, écrasement latéral) et des casques protégeant contre les risques électriques et thermiques.
La durée d’utilisation d’un casque est variable selon son matériau de fabrication et est indiquée sous la visière du casque. Les casques doivent être conformes à des exigences d’impact et de pénétration verticaux et latéraux.
La norme EN 397 (réglemente ces exigences générales pour les casques de protection pour l’industrie.)
Cette norme fixe les critères :
  • D’absorption des chocs jusqu’à 5KN
  • D’ancrage et de largeur de jugulaire
  • De surface d’aération
  • De hauteur de port

Casques et métiers

Les casques de protection à haute performance pour l’industrie sont régis par la norme EN14052 Les casques de sapeurs-pompiers sont régis par la norme EN443 qui spécifie les principales caractéristiques très particulières requises (réaction à la chaleur…) pour un casque des services d’incendie et de secours.
Les casques électriquement isolants pour utilisation sur installations à basse tension sont régis par la norme EN50365

Les casques de protection pour travaux forestiers sont constitués d’un casque, d’une visière grillagée et de protecteurs auditifs. Ils protègent le porteur contre les chutes d’objets, le bruit de ses équipements de travail ainsi que des projections d’objets au niveau du visage.
Le casque motocycliste doit être homologué : Deux types d’étiquettes attestant cette homologation sont à envisager : (étiquette verte sur laquelle est imprimée la norme NF (NF S 72.305)) ou (étiquette sur laquelle est imprimée la norme européenne (E + numéro indiquant le pays de fabrication)) en conformité avec la nouvelle réglementation européenne (le Règlement n°22, Amendement 04, ou Amendement 05).

Entretien

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e stock de casques doit être conservé à l’abri de la lumière (UV), de la chaleur et des intempéries. Afin de garantir une bonne protection de la tête, il ne faut pas les exposer derrière une glace, un pare-brise ou la lunette arrière d’une voiture et il faut les remplacer après un choc important ou après l’apparition de craquelures ou fêlures.
Leur entretien consiste à les laver à l’eau savonneuse, à l’exclusion de tout autre produit.

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n application de la nome européenne n° 22-05 qui interdit d’apposer toutes matières adhésives sur les casques, il ne faut pas appliquer sur les casques, de peinture, solvants, adhésifs ou étiquettes autocollantes, sauf à respecter des instructions particulières si elles sont précisées.

Source : http://www.officiel-prevention.com/

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